|
"Le vrai art, il est toujours là où on ne l’attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom." Jean Dubuffet Bonjour, 1964, Washington. Cela fait plusieurs mois que le propriétaire d’un garage n’a plus reçu de loyer de son locataire. Ignorant que ce dernier n’est plus de ce monde, il décide de forcer la porte. Mais il est loin de se douter de ce qu’il va y trouver…
Vue du garage de James Hampton, vers 1964, photo : DR Il ne s'agit pas d'un simple débarras : ces objets sont recouverts de feuilles d’aluminium, ce qui leur donne une allure précieuse. Tout ressemble à du mobilier religieux : autels, croix, chaires, prie-Dieu… James Hampton, Trône du 3e ciel de l'Assemblée générale du millénaire des Nations, vers 1950-1964, matériaux et dimensions divers, Smithsonian American Art Museum, Washington D.C., photo : Wuselig Il s’agit de James Hampton, agent d’entretien de son état. De 1950 à sa mort quatorze ans plus tard, il prend l’habitude de se rendre chaque nuit dans ce dépôt-meuble improvisé. Seul, à l'abri des regards, il assemble patiemment ce qu’il a glané durant la journée. James Hampton, entre 1950 et 1964, illustration du catalogue Naives and Visionaries, 1974, Centre d’art Walker, Minneapolis Ce créateur illuminé a d’ailleurs rédigé tout un carnet où il décrit ses visions mystiques tantôt en anglais, tantôt dans une langue imaginaire inventée par ses soins !
James Hampton, Le Livre des 7 compensations, entre 1945 et 1964, carton et papier, 20 x 14 x 3 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington D.C., photo : DR Pour en savoir plus : Sur la genèse du Trône du 3e ciel de l'Assemblée générale du millénaire des Nations (vidéo en anglais) " Le vrai art, il est toujours là où on ne l’attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom. " - Jean Dubuffet - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés.
Passez nous voir !
|