"Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."

Oscar Wilde

Bonjour,
Aujourd'hui : "À mon avis…"
Où l’on rencontre une artiste qui met tout le monde d’accord.

 

Fin du 19e siècle. Jacqueline Marval écoute avec agacement les discussions de ses amis peintres. Ces derniers, en plein apprentissage et suivant les règles académiques, se disputent sur la meilleure façon de faire de l’art. Seulement, Marval a un avis très différent…

Jacqueline Marval, Autoportrait, vers 1900, huile sur toile, Musée Mainssieux, Voiron
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Certes, la jeune femme s’intéresse à la peinture. Mais elle n’a aucune formation : mariée selon les vœux de ses parents, elle était vouée à devenir institutrice. Une vie rangée, près de Grenoble, qui ne lui convenait pas du tout !

Marval a donc tout quitté pour s’installer à Paris. Là, elle travaille dur comme brodeuse. Pour gagner quelques sous, elle pose aussi pour ses voisins artistes.

Marval à vingt ans, photographie, 1886, Archives Crane Kalman, Londres
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Mais ce soir-là, l’impétueuse Marval est lassée de leur conversation. Sous leurs yeux ébahis, elle se saisit alors de couvercles de boîtes de cigares et y trace des paysages en quelques coups de pinceau.

Pour elle, la peinture doit être spontanée et sans fioritures ! L’instant de surprise passé, elle met tout le monde d’accord : il faut se débarrasser des règles pour créer librement.

Jacqueline Marval, Nature morte à la théière, 1899, huile sur toile, 38 x 46 cm, Comité Jacqueline Marval, Paris
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Dès lors, la jeune femme est admise dans le petit groupe. Hélas, ses premières œuvres, trop novatrices, ne se vendent pas : la misère est telle qu’elle découpe ses propres draps pour en faire des toiles. Mais Marval ne se décourage pas.

Jacqueline Marval, Odalisque au guépard, 1900, huile sur toile, 100 x 200 cm, Comité Jacqueline Marval, Paris
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Heureusement, car en 1901, c’est soudain le triomphe ! Remarquée par des marchands d’art, elle est désormais vue comme une figure de l’avant-garde. Ses toiles s’exposent avec celles de ses amis comme Matisse.

Marval gagne ainsi l’admiration de ses pairs. Et, en premier lieu, de ses voisins peintres : dans leurs lettres, ils la surnomment même "le génie". Cela valait bien la peine de donner son avis !

Jacqueline Marval, Les Odalisques, 1902-1903, huile sur toile, 195 x 230 cm, Musée de Grenoble
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Jacqueline Marval, Plage rose, la Côte des Basques, 1923, huile sur toile, 96 x 146 cm, collection privée
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" Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis. "

- Oscar Wilde -

Racontée par Adeline Pavie

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