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Bonjour,Aujourd'hui : "Cherchez l’intrus"Où l’on découvre un arbre incognito.
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Giuseppe Penone, L’Arbre des voyelles, 1999, bronze, 30 mètres de long, Jardin des Tuileries, Paris © ADAGP, Paris, 2016 Voir en grand
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Dans la nuit du 25 au 26 décembre 1999, un vent dévastateur souffle sur la France. Au petit matin, on découvre avec émotion les dégâts. Les arbres tombés se comptent par milliers.
Dans le Jardin des Tuileries, parmi les troncs couchés, un chêne fait beaucoup parler de lui. Mais ce très grand spécimen n’est pas une victime de la tempête… |
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Giuseppe Penone, L’Arbre des voyelles, 1999, bronze, 30 mètres de long, Jardin des Tuileries, Paris. Détail de l'œuvre © ADAGP, Paris, 2016 Voir en grand
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Surtout qu’il a poussé dans la région de Milan, bien loin des Tuileries ! Comment a-t-il fait le voyage jusqu’à Paris ? C’est Giuseppe Penone qui l’a acheté dans une forêt italienne. Mais il ne s’est pas contenté de le poser tel quel : il l’a d’abord rendu éternel. |
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L’artiste Giuseppe Penone en 2010 Voir en grand
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Car L’Arbre des voyelles, n’est pas fait de bois et d’écorce… Il est en bronze !
L’artiste Penone l’a obtenu en moulant le tronc acquis à Milan. Ce que le promeneur identifie au premier regard comme un arbre sur le point de se putréfier survivra en réalité à tous les végétaux du Jardin des Tuileries. |
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Giuseppe Penone, L’Arbre des voyelles, 1999, dessin © ADAGP, Paris, 2016 Voir en grand
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Mieux ! Aux cinq endroits où les branches touchent le sol, l’artiste fait planter un nouvel arbre. L’arbre de bronze est donc source de vie.
Et le nom de cette œuvre ? Elle s’appelle L’Arbre des voyelles parce que l’artiste a tourné les racines de façon à faire apparaître les voyelles IEOUA, chacune étant la première lettre de l’une des cinq espèces d’arbres sélectionnées. |
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Giuseppe Penone, L’Arbre des voyelles, 1999, bronze, 30 mètres de long, Jardin des Tuileries, Paris (Photo : Sabrina Penniello) © ADAGP, Paris, 2016 Voir en grand
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Et la tempête de 1999, alors ? Quel est le lien ? Un hasard, tout au plus ! Commandée depuis des mois, l’œuvre a été installée dans les jours qui ont précédé la catastrophe naturelle. Il n’en fallait pas plus pour que les superstitieux parlent de prémonition… |
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Giuseppe Penone, Entre écorce et écorce, 2003, bronze, chêne, Château de Versailles © ADAGP, Paris, 2016 Voir en grand
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Racontée par Benjamin Billiet
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Validée par Gérard Marié, professeur d'histoire de l'art Sciences Po Paris
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| Jeu Concours : L'avant première
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Dans quel musée peut-on voir cette œuvre ?
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Je ne puis regarder une feuille d'arbre sans être écrasé par l'univers.
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Victor Hugo
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