"La mémoire est la sentinelle de l'esprit." William Shakespeare
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Aujourd'hui : "À en perdre la tête !"

Où l'on ne se souvient plus.

Aloïs Alzheimer, avant 1915, The National Library of Medicine, Bethesda
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1906, Allemagne. Debout dans la morgue de l’hôpital de Francfort, le psychiatre Aloïs Alzheimer est extrêmement concentré. Il dissèque avec méthode un cerveau humain… celui de l’une de ses patientes.

Cette patiente, c’est Auguste Deter. Placée à l’asile par son mari, elle souffrait de troubles psychologiques (hallucinations, désorientation), de troubles du langage et plus particulièrement de troubles de la mémoire, au point d’en oublier son propre nom !

Auguste Deter, 1902
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Bref, les psychiatres lui diagnostiquent un cas classique (pour l’époque) de démence.

Mais contrairement à ses collègues, Aloïs est persuadé que sa patiente n’est pas démente, mais simplement… malade. Et plus particulièrement, peut-être est-ce le cerveau d’Auguste qui est malade ?

À la mort de sa patiente, Aloïs décide donc d’étudier son cerveau. Et ce qu’il voit confirme ses soupçons.

Cerveau atteint de la maladie d'Alzheimer (en haut), cerveau sain (en bas), photo : Hersenbank
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Le cerveau d’Auguste est très abîmé. Certaines zones sont atrophiées et d’étranges dépôts sont visibles… Aloïs Alzheimer observe pour la première fois les lésions anatomiques de la maladie qui porte désormais son nom.

La maladie d’Alzheimer est une maladie dite "neurodégénérative". Certaines cellules du cerveau, les neurones, s’abîment et meurent progressivement. En particulier, dans la zone responsable de la mémorisation : l’hippocampe.

La différence entre des neurones normaux et des neurones touchés par la maladie d'Alzheimer,
illustration : Sciencetips
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Cette destruction est due à la présence, en trop grande quantité, de deux protéines : Tau et bêta-amyloïde.

À l’intérieur des neurones, l’accumulation de la protéine Tau perturbe le fonctionnement normal de la cellule en bloquant les messages qui y circulent.
À l’extérieur, les protéines bêta-amyloïdes s’agrègent pour former des "plaques séniles" qui grossissent entre les neurones et les écrasent. Résultat : les neurones finissent par mourir…

Méthode d’imagerie du cerveau permettant le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer, photo : © Inserm, Stéfan Catheline
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Si on ne sait toujours pas guérir la maladie, on a, depuis, appris à la détecter de manière précoce.

On peut également dire merci aux nouvelles technologies (montres GPS, applications mobiles) qui facilitent aujourd’hui la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leur entourage.

Voir plus d'informations sur la conférence

Pour en savoir plus :

Alzheimer, Parkinson... Les maladies liées à l'âge se multiplient alors que l'espérance de vie augmente. Mais comment aider les gens à mieux vieillir ? Et quel rôle pour les nouvelles technologies, ou encore pour les jeux vidéos ?

Beaucoup de questions auxquelles le cycle Santé en Questions de l’Inserm et d'Universcience tentera de répondre à travers sa conférence "Des clics pour bien vieillir" qui aura lieu ce jeudi 14 juin à la Cité des sciences à Paris et en duplex à La fruitière numérique du Lourmarin.

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