"Une confrontation permanente entre théorie et expérience est une condition nécessaire à l'expression de la créativité" Pierre Joliot
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Aujourd'hui : "Première impression"

Où l’on apprend que l’on pourra bientôt imprimer nos organes.

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2017, Chicago. Teresa Woodruff, Ramille Shah et leur équipe sont aux anges. Elles s’extasient devant la portée de souriceaux nés quelques heures plus tôt au sein de leur laboratoire. Il faut dire que cette naissance relève d’une véritable prouesse scientifique !

La scientifique Ramille Shah dans son laboratoire de la Northwestern University © Northwestern University
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L’histoire commence quelques semaines plus tôt...
Les scientifiques procèdent à une opération délicate : une greffe d’ovaire sur une souris. Mais pas n’importe quel ovaire ! Un ovaire synthétique qui a été… imprimé en 3D !

Ovaire synthétique en gélatine © Northwestern University
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Pour cela, l’équipe a utilisé un matériau aux propriétés bien commodes : la gélatine.

Ce gel biologique est composé... de collagène. Une protéine, présente dans la peau, les os ou encore les cheveux, qui donne aux tissus structure et élasticité.

Maillage de l'ovaire synthétique © Northwestern University
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C’est dans ce matériau que les scientifiques vont introduire et laisser se développer in vitro les follicules ovariens. Des organes en forme de sacs qui entourent et permettent la maturation des futurs ovules, appelés ovocytes.

Observation au microscope électronique d'un follicule (flèche) et de la structure en gélatine (A,B,C) © Northwestern University
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Mais Teresa Woodruff et Ramille Shah s’interrogent : quelle forme donner à cet ovaire synthétique ?
Après réflexion, elles optent pour un fin réseau de mailles superposées. Seulement, la conception de cette structure est une vraie prise de tête ! En effet, pour que les ovocytes se développent normalement et puissent donner un embryon après fécondation, l’espace entre les mailles doit être soigneusement calculé ni trop serré, ni trop lâche.

Observation au microscope électronique d'un follicule (flèche) et de la structure en gélatine (A,B,C) © Northwestern University

Finalement, le résultat est bluffant ! Quelques jours après la greffe, l’ovaire synthétique s’est parfaitement intégré à l’organisme de l’animal. Des vaisseaux sanguins ont proliféré à l’intérieur de la structure, permettant aux follicules de se développer. Le tissu s’est même mis à produire naturellement les hormones nécessaires au développement des ovocytes.

Souriceaux © Inserm/Patrice Latron
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Au total sur les sept souris traitées, trois sont parvenues à donner naissance à des portées de souriceaux en parfaite santé !
Un résultat très prometteur pour les femmes souffrant d’infertilité.

Vidéo de présentation de l'étude © Northwestern University

Pour en savoir plus :

Sur l’expérience

Sur la structure et la fonction des ovaires

Lire l’article de Teresa Woodruff et Ramille Shah (en anglais)

Vidéo de l'équipe scientifique (en anglais)

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Charlotte Pallud
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