"Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir."

Marc Chagall

Bonjour,
Aujourd'hui : "Pas à la hauteur ?"
Où l’on découvre que Chagall n’a pas besoin de partir à la chasse pour perdre sa place.

 

1914. Surpris par la Première Guerre mondiale, le peintre Chagall retourne dans sa ville natale de Vitebsk, en Biélorussie. Mais il ne compte pas se la couler douce !

Chagall a en effet plein d'idées pour réformer l’enseignement des arts. C’est décidé, il ouvre une école à Vitebsk.

Pierre Choumoff, Marc Chagall, vers 1920, photographie
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Son objectif ? Fonder un établissement gratuit pour les classes populaires, afin de rendre l’art plus accessible. Ce n’est pas tout : il veut aussi en faire un lieu d’enseignement de prestige, où chaque élève pourra développer son propre style.

Pour cela, Chagall construit sa pédagogie autour "d’ateliers libres", et engage des professeurs pour les animer.

Marc Chagall, Nature morte, vers 1910-1914, 64 x 61 cm, huile sur toile, collection privée, photo : DR © ADAGP, Paris, 2021
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Le peintre choisit ses enseignants parmi les artistes du courant suprématiste : ce dernier prône un art abstrait géométrique, dépouillé, et plutôt radical ! Chagall y voit un moyen d'attirer des élèves, car le suprématisme est alors très à la mode.

Professeurs de l'école artistique de Vitebsk. Assis de gauche à droite : El Lissitzky, Vera Ermolaeva, Marc Chagall, David Yakerson, Iouri Pen, Nina Kogan, Alexandre Romm. Debout : un élève de l'école. 26 juillet 1919, photographie
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Dans un premier temps, cela semble fonctionner. L’afflux de ces nouveaux professeurs est un succès, l'école gagne en notoriété, et le pari de Chagall semble remporté.

Mais un cours attire particulièrement les foules : l’atelier du peintre suprématiste Kasimir Malevitch. Un enseignant prestigieux, choisi par Chagall, mais qui commence à lui faire de l'ombre...

Kasimir Malevitch, Composition suprématiste, 1915, huile sur toile, 80 × 80 cm, Fondation Beyeler, Riehen, photo : Robert Bayer
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Car les préoccupations de Malevitch, qui va vers la géométrisation et l'effacement des couleurs, prennent de plus en plus le pas sur le style chatoyant et jugé trop religieux de Chagall.

Et le fondateur de l’école n’a plus la bénédiction des autorités. Il est contraint de démissionner, au profit de celui qu’il avait lui-même embauché.

Kasimir Malevitch, Croix noire, 1915, huile sur toile, 80 x 80 cm, Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, Paris
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Dépité, Chagall repart pour Paris au début des années 1920. Mais son successeur Malevitch ne profite pas très longtemps de son nouveau poste. Le parti bolchevique voit désormais l’art abstrait d’un mauvais œil, et ferme l’établissement !

L'ancien bâtiment de l'école artistique de Vitebsk, ici en 2013, photo : Valerishisn
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" Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir. "

- Marc Chagall -

Racontée par Noémie Dumanois

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