"C’est la verrue la mieux peinte de l’histoire de l’art anglais." Bendor Grosvenor Bonjour, 1656, Londres. Le grand Oliver Cromwell est au sommet de sa carrière politique. Et quand on est chef du gouvernement anglais, on mérite bien de se faire tirer le portrait. William Raddon, Portrait de Samuel Cooper, vers 1827, gravure, 22 x 13 cm, National Portrait Gallery, Londres Serait-ce de la fausse modestie ? Pas du tout : le peintre a réalisé un portrait excessivement flatteur. Avec un visage tout lisse et une armure éclatante, Cromwell a l’impression d’avoir vingt ans de moins. Illustration Artips Cette fois-ci, Cooper n’oublie aucun détail. Il creuse les rides de son modèle, lui fronce encore plus les sourcils… Il révèle même la calvitie de Cromwell, qu’il avait d’abord cachée sous une mèche de cheveux. Cerise sur le gâteau : il peint minutieusement la verrue que le lord arbore sur le front. ![]() Samuel Cooper, Portrait d'Oliver Cromwell, 1657, aquarelle sur vélin, 10 cm de haut, The Wallace Collection, Londres, détail de l'œuvre Cromwell peut enfin se reconnaître ! La peinture est d’une surprenante honnêteté. Elle est surtout très vivante et détaillée au vu de son petit format : le portrait ne mesure que quelques centimètres de haut. C’est ce qu’on appelle une miniature et c’est la spécialité du peintre. Samuel Cooper, Portrait d'Oliver Cromwell, 1657, aquarelle sur vélin, 10 cm de haut, The Wallace Collection, Londres Robert Walker, Portrait d'Oliver Cromwell en armure, vers 1649, huile sur toile,126 x 102 cm, National Portrait Gallery, Londres " C’est la verrue la mieux peinte de l’histoire de l’art anglais. " - Bendor Grosvenor - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés.
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