"Les erreurs sont les portes de la découverte."

James Joyce

Bonjour,
Aujourd'hui : "Princesse à vendre ?"
Où l’on enquête sur une aristocrate mystérieuse et très bien coiffée.

 

1998, New York. Dans une salle des ventes, devant le dessin d’un profil de jeune fille, le collectionneur Peter Silverman n’en croit pas ses yeux. Le catalogue de vente indique qu’il s’agit d’un artiste anonyme allemand du début du 19e siècle. Mais le collectionneur en est persuadé : c’est un Léonard de Vinci !

Après avoir acquis cette œuvre pour 22 000 dollars, un prix dérisoire s'il a raison, Silverman décide de se lancer dans une enquête digne de Sherlock Holmes.

Attribué à Léonard de Vinci, La Belle Princesse, vers 1495, gouache et encre sur vélin contrecollé sur bois, 33 × 24 cm, collection privée
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Il commence par l’analyse scientifique du support. Elle ne laisse aucun doute : il s’agit bien de matériaux du 15e siècle. Pour autant, est-ce bien un Léonard de Vinci ?

Les moindres détails de l’œuvre sont scrutés. Notamment le sens des hachures, qui révèle que l’artiste était gaucher. Et Léonard de Vinci est l’un des plus célèbres gauchers de l’histoire de l’art…

Détail de l'œuvre

 

L’identité du modèle serait-elle un autre indice ? Sa coiffure est caractéristique de la cour de Milan. Une mode capillaire très éphémère, qui correspond parfaitement à la période où l’artiste y était présent !

Pour le collectionneur, cela ne fait plus aucun doute : il est l’heureux propriétaire d’un authentique Léonard de Vinci.

Alessandro Araldi, Portrait de Barbara Pallavicino, 1510, huile sur bois, 46 x 35 cm, Galerie des Offices, Florence. Sa coiffure est similaire à celle de La Belle Princesse.
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L’œuvre de ce dernier reste emplie de mystères, il n’est donc pas impossible de faire de nouvelles découvertes.

Pourtant, de nombreux spécialistes refusent encore d’y voir une œuvre originale ! D’autres collectionneurs, au contraire, sont prêts à y croire. L’un d’eux propose même d’acquérir la demoiselle pour la coquette somme de 18 millions de dollars…

Raffaello Sanzio Morghen, Portrait de Léonard de Vinci, 19e siècle, gravure réalisée d'après l'autoportrait présumé de Léonard de Vinci à la galerie des Offices, Florence
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Le mystère s’épaissit encore en 2015. Un faussaire repenti sort un ouvrage, où il prétend être l’auteur de La Belle Princesse ! Il aurait utilisé des supports anciens et pris pour modèle une caissière du supermarché dans lequel il travaillait. Alors, princesse ou caissière ? Affaire à suivre...

Le faussaire Shaun Greenhalgh, 2019, capture d'écran vidéo

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" Les erreurs sont les portes de la découverte. "

- James Joyce -

Racontée par Annie Jolecet

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