"Je ne redoutais ni les fatigues ni les dangers, mais je tremblais à la pensée d’un échec."

Jane Dieulafoy

Bonjour,
Aujourd'hui : "On verra demain !"
Où l’on fait la connaissance d’une archéologue plutôt douée en puzzle.

 

1886, dans l’actuel Iran. Une certaine Jane Dieulafoy est penchée sur des fragments de briques colorées… Après les avoir disposés au hasard, elle file se coucher. Que manigance-t-elle ?

Si Jane est là, c’est parce qu’elle accompagne son mari, Marcel, un archéologue envoyé par le musée du Louvre. Le couple a l’accord du souverain local pour fouiller le site de Suse. Seule condition : les trésors découverts dans cette ville antique doivent être partagés entre lui et la France.

Eugène Pirou, Jane Dieulafoy, 1895, photographie, Bibliothèque nationale de France, Paris
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Jane Dieulafoy n’a pas de formation archéologique, mais qu’importe : cette passionnée apprend sur le tas ! C’est elle qui documente les objets découverts et les prend en photo. Pour se déplacer plus facilement, elle délaisse les robes. Avec ses pantalons et ses cheveux courts, on a tendance à la prendre pour un homme, ce qui lui simplifie la vie...

Jane Dieulafoy devant deux autels de la nécropole royale perse de Naqsh-e Rostam, Iran, vers 1880, photographie, photo : © Tallandier / Bridgeman Images
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Très vite, les trouvailles archéologiques affluent. Les Dieulafoy fouillent en effet les ruines d’un luxueux palais antique, dans lequel vivait le célèbre roi perse Darius Ier.

Ainsi, dans la zone fouillée sous la supervision de Jane Dieulafoy, de nombreuses briques finement décorées sont mises au jour. Hélas, elles sont cassées : reconstituer le puzzle est un véritable casse-tête.

Détail de pieds bottés, 5e siècle avant J.‑C., brique émaillée, 8 x 11 cm, Musée du Louvre, Paris, photo : © RMN-Grand Palais / Gérard Blot
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Mais il en faut plus pour décourager Jane Dieulafoy. Sa méthode ? Regarder les fragments avant d’aller dormir… Car, à son réveil, elle dit y voir beaucoup plus clair !

Grâce à son acharnement, on parvient à reconstituer une exceptionnelle frise de guerriers. Cette dernière devait décorer l’un des murs du palais.

Frise des archers de Darius, vers 510 avant J.-C., briques émaillées, 475 x 375 cm, provenant du Palais de Darius Ier, Suse, Iran, Musée du Louvre, Paris, photo : © RMN-Grand Palais / Franck Raux
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Ce chef-d’œuvre, rapporté au Louvre, éblouit tout Paris. Et sa "mère archéologique", comme se surnomme elle-même Jane, devient célèbre. Elle fait donc la une des journaux… et toujours en pantalon.

C’est une curiosité, à une époque où cette tenue reste illégale pour les femmes. Mais, même loin de ses chantiers de fouilles, Jane Dieulafoy ne reviendra jamais aux robes et autres jupons !

Détail de l'œuvre, photo : Jebulon

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Paul Marsan dit Dornac, Jane Dieulafoy, 1893, photographie, 20 x 26 cm, Bibliothèque nationale de France, Paris
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" Je ne redoutais ni les fatigues ni les dangers, mais je tremblais à la pensée d’un échec. "

- Jane Dieulafoy -

Racontée par Adeline Pavie

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Coline et Jean

 
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