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"L'intérêt que l'on manifeste dans sa jeunesse à la philatélie ne cesse de s'accroître."
- Franklin D. Roosevelt - Bonjour, 1840, en Angleterre. Dans l'auberge où il séjourne, le fonctionnaire des postes Rowland Hill assiste à un étrange spectacle. La serveuse regarde sous toutes les coutures une lettre qu'elle vient de recevoir. Puis, d'un geste au coursier, elle renvoie la lettre sans même ouvrir l’enveloppe ! Illustration Économitips Il faut dire qu'à l'époque, c'est au destinataire de payer pour recevoir une lettre. C’est ainsi que le royaume finance son service postal. Mais tout le monde n'a pas les moyens de payer pour lire son courrier, surtout que, plus la lettre a parcouru de distance, plus le prix demandé est élevé. Charles Cooper Henderson, La malle-poste sur la route : la Royal Mail Louth-London progresse à grande vitesse, entre 1820 et 1830, huile sur toile, 32 x 52 cm, Centre d'art britannique de Yale, New Haven Selon la légende, ému, Rowland Hill offre à la serveuse de payer son courrier pour elle. Mais à sa grande surprise, cette dernière refuse ! Eh oui, en fait, son fiancé et elle s'écrivent des messages codés directement sur l’enveloppe, et correspondent ainsi gratuitement. Illustration Économitips Le Britannique se doute bien que cette petite technique de "fraude fiscale" est largement répandue et coûte cher au pays. Rowland Hill, 19e siècle, gravure, photo : Project Gutenberg archives Et surtout, on simplifie au maximum en instaurant un tarif unique de la vignette : un penny, quelle que soit la distance. One Penny Black, premier timbre postal de l'Histoire, émis le 1er mai 1840, photo : General Post Office Pour en savoir plus : " L'intérêt que l'on manifeste dans sa jeunesse à la philatélie ne cesse de s'accroître. " - Franklin D. Roosevelt - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés. |