"Il n'y a d'avantage à substituer une machine à un homme qu'autant que cet homme trouvera de l'ouvrage ailleurs."
- Léonard Sismonde de Sismondi -

Bonjour,
Aujourd'hui : "Pas si mal barré"
Où l’on découvre comment gagner du temps en caisse.

 

Miami, 1948. Joseph Woodland est en vacances. Assis sur la plage, il trace des cercles concentriques dans le sable. Pour chaque nouveau cercle, il change la grosseur du sillon et se met à imaginer une variante du code morse : au lieu de traits et de points, l'épaisseur des lignes transmettrait l'information. Mais oui ! ce qu'il a dessiné pourrait répondre au défi qui vient de lui être posé...

Illustration Économitips
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Comme Woodland est ingénieur, un commerçant lui a demandé si, à tout hasard, il n'aurait pas une idée pour simplifier sa gestion d'inventaire. À chaque vente, il faut décompter le produit du stock pour bien penser à réapprovisionner le magasin.

Ensuite, le caissier doit taper le prix sur la caisse enregistreuse pour calculer le total et faire payer le client. Il doit bien y avoir un moyen de gagner en efficacité, se dit le commerçant.

Joseph Woodland, vers 1950, photo : DR

 

Depuis cet échange, Woodland retourne la question dans tous les sens. Et voici enfin la révélation : ces lignes plus ou moins épaisses pourraient servir de code pour identifier chaque produit. Sur cette plage de Miami, il vient d’inventer le code-barres, en toute simplicité !

La première version du code-barres, brevetée en 1952 par Joseph Woodland et Bernard Silver, croquis, photo : DR
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Bien sûr, tout reste à faire. Déjà, Woodland abandonne la forme circulaire pour celle du rectangle, que nous connaissons, puis il dépose le brevet avec un associé. Tous deux le vendent ensuite à une entreprise d'électronique pour 15 000 dollars. À cette dernière, désormais, de mettre au point une machine capable de lire ce code.

Illustration Économitips
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L'histoire ne dit pas si le commerçant qui avait inspiré Woodland était encore en activité en 1974, lorsque le premier code-barres est passé sous le scanner d’une caisse… Il s’agissait d’un petit paquet de chewing-gum à 67 centimes, afin de prouver aux fabricants réticents que même minuscule, le code-barres pouvait être lu.

Chewing-gum et confiseries diverses dans un supermarché, photo : Gabriel Dalton
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Maintenez le cap, tenez la barre...
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En savoir plus sur le code-barres (vidéo)

" Il n'y a d'avantage à substituer une machine à un homme qu'autant que cet homme trouvera de l'ouvrage ailleurs. "

- Léonard Sismonde de Sismondi -

Iconographiée par Justine Delétang

Illustrée par Magalie Jourdain
Racontée par Benjamin Billiet

Jeu concours : l'avant-première

Ses deux places au style flamand font sa fierté, et son beffroi a été élu “Monument préféré des français” en 2015. Quelle est cette ville ?

 

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