"Les professeurs sont irremplaçables."

Julien Green

Bonjour,
Aujourd'hui : "Merci professeur !"
Où l’on commence sa carrière d’une main de maître.

 

1816 : c’est le retour de la monarchie. Les Fremiet, fervents partisans de l’empire, sont en fuite. Impossible de rester en France, ils risquent la prison ! Toute la famille file s’installer à Bruxelles. Pour l’aînée des enfants Fremiet, Sophie, cet exil se révèle être une chance incroyable...

Sophie Fremiet, Autoportrait, 1841, huile sur toile, 82 x 65 cm, Musée des Beaux-Arts de Dijon
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En effet, la jeune femme est passionnée par le dessin et la peinture. Elle a déjà pris des cours, mais a encore beaucoup à apprendre. Or, les Fremiet sont loin d’être les seuls exilés français à Bruxelles : le peintre David, l’un des plus célèbres artistes de l’époque, s’y trouve également.

Pour Sophie Fremiet, c’est une occasion en or ! Elle fait des pieds et des mains pour entrer dans l’atelier de David et l’avoir comme professeur. Le vieux maître finit par l’accepter… et il est vite époustouflé par le talent de sa jeune élève.

Georges Rouget, Jacques-Louis David, vers 1813-1815, huile sur toile, 89 x 67 cm, National Gallery of Art, Washington D.C.
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Fremiet se voit donc confier de nombreuses responsabilités : elle forme les étudiants moins avancés qu’elle et gère l’atelier en l’absence du peintre. En échange, David la conseille, la soutient et l’aide à exposer.

Jacques-Louis David, Les adieux de Télémaque et d'Eucharis, 1818, huile sur toile, 88 x 103 cm, J. Paul Getty Museum, Los Angeles
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Moins de deux ans après l’arrivée de l’artiste à Bruxelles, le succès est déjà au rendez-vous. La Belle Anthia est saluée par la critique. Fremiet y montre tout ce qu’elle doit à son maître : avec son sujet mythologique, ses personnages idéalisés et son dessin précis, elle s’inscrit dans son héritage.

Certes, après la mort du maître, Sophie Fremiet finira par s’éloigner de ce style pour trouver le sien. Mais elle lui reste fidèle à sa façon : jusqu’à la fin de sa vie, elle se présentera comme "l’élève de David" !

Sophie Fremiet, La Belle Anthia, 1820, huile sur toile, 257 x 180 cm, Collection privée. La figure féminine à gauche est inspirée du tableau de David, Les adieux de Télémaque et d'Eucharis
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Sophie Fremiet, La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges, 1841, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Dijon
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" Les professeurs sont irremplaçables. "

- Julien Green -

Racontée par Adeline Pavie

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