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"On peut tout quitter, sauf ses obsessions." David Foenkinos Bonjour, Voici un portrait peu flatteur. Des yeux vides, une expression abasourdie, un teint pâle... Cette vieille dame n'a pas l'air très en forme. De quoi peut-elle bien souffrir ? Théodore Géricault, La Monomane du jeu, vers 1820, huile sur toile, 77 x 65 cm, Musée du Louvre, Paris L’auteur de ce troublant portrait n’est autre que le peintre Théodore Géricault. Et il ne s’est pas contenté d’en faire un seul. Théodore Géricault, La Monomane de l'envie, vers 1820, huile sur toile, 78 x 58 cm, Musée des Beaux-Arts, Lyon Certes, le sujet de la folie le passionne, comme tous les artistes du mouvement romantique. Mais l’origine d’une telle série reste assez mystérieuse. Théodore Géricault, Le Monomane du vol d'enfants, vers 1822-1823, huile sur toile, 65 x 54 cm, Musée des Beaux-Arts, Springfield, Massachusetts Cela expliquerait l’incroyable réalisme des portraits de Géricault : les tableaux auraient eu un but médical. On pense en effet à l’époque qu’une maladie ou une personnalité peut se lire sur les traits du visage. Théodore Géricault, Le Monomane du commandement militaire, vers 1819-1822, huile sur toile, 81 x 65 cm, Musée Oskar Reinhart "Am Römerholz", Winterthur Que l’on connaisse ou non leur finalité, ces portraits restent troublants et fascinants… Peut-être parce que Géricault, loin des clichés habituels de la représentation des fous, a peint avant tout des êtres humains.
Théodore Géricault, La Monomane du jeu, vers 1820, huile sur toile, 77 x 65 cm, Musée du Louvre, Paris. Détail de l'œuvre Pour en savoir plus : Horace Vernet, Théodore Géricault, vers 1822-1823, huile sur toile, 47 x 38 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York " On peut tout quitter, sauf ses obsessions. " - David Foenkinos - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés.
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