"Tout homme a le droit d'être vaniteux tant qu'il n'a pas réussi."

Benjamin Disraeli

Bonjour,
Aujourd'hui : "Génial, vraiment ?"
Où l'on découvre qu'à Rome, il vaut mieux tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.

 

1570. Un artiste originaire de Crète arrive à Rome. Il a fait la route depuis Venise, avec une idée en tête : approfondir sa connaissance de l'art antique et voir les chefs-d'œuvre de la Renaissance dont il a tant entendu parler…

Son nom : Domenikos Theotokopoulos, aussi surnommé "Le Greco". Mais, quelques mois plus tard, l'artiste est détesté de tous. Comment a-t-il réussi, en si peu de temps, à s'attirer les foudres de ses pairs ?

Domenikos Theotokopoulos dit Le Greco, Autoportrait, détail de L’Enterrement du comte d’Orgaz, 1587, huile sur toile, Église Santo Tomé, Tolède, photo : Mondadori Portfolio/Electa/Remo Bardazzi / Bridgeman Images
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Lorsque Le Greco arrive à Rome, cela ne fait que six petites années que le grand Michel-Ange est décédé. L'esprit de l'artiste génial continue de planer sur la ville et sur tous les amoureux des arts qui y vivent.

Personne ne serait assez fou pour critiquer à voix haute le maître parmi les maîtres… Personne, vraiment ?

Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange, La Pietà, 1497, marbre, 174 x 195 x 69 cm, Basilique Saint-Pierre, Vatican, photo : Stanislav Traykov
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Le Greco, lui, ne semble pas avoir reçu la consigne. Connu pour ses remarques abruptes, il admire volontiers le talent de sculpteur de Michel-Ange, mais n'a que mépris pour ses fresques, jugeant le vieux génie comme "un honnête homme qui n'avait jamais su peindre".

Le plafond de la chapelle Sixtine peint par Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange, entre 1508 et 1512, fresque, 4,093 × 13,41 m, Chapelle Sixtine, Vatican
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Le voilà qui s'attaque à l'un des chefs-d'œuvre de Michel-Ange, le gigantesque Jugement dernier recouvrant l’un des murs de la chapelle Sixtine. Il propose carrément au pape Pie V de détruire l'œuvre pour la repeindre !

Son principal argument fait écho à certaines critiques de l'époque : l'œuvre de Michel-Ange serait indécente. L'artiste propose de réaliser une peinture similaire, mais qui respecterait les nouveaux critères de la bienséance de l'Église catholique.

Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange, Le Jugement dernier, entre 1536 et 1541, fresque, 1,370 x 1,220 m, Chapelle Sixtine, Vatican
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Ce blasphème aurait valu à l'insolent d'être congédié par son mécène, le cardinal Alexandre Farnèse. On ne s’attaque pas impunément aux génies ! Quant au Greco, il continue sa route jusqu'à l'Espagne, où il connaîtra cette fois un immense succès…

Domenikos Theotokopoulos dit Le Greco, Le Christ chassant les marchands du Temple, vers 1600, huile sur toile, 106 x 130 cm, National Gallery, Londres
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Domenikos Theotokopoulos dit Greco, L’Enterrement du comte d’Orgaz, vers 1586–1588, huile sur toile, 480 x 360 cm, Église Santo Tomé de Tolède, Tolède
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" Tout homme a le droit d'être vaniteux tant qu'il n'a pas réussi. "

- Benjamin Disraeli -

Racontée par Clément Lo Hine Tong

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