"Si je suis devenu peintre, c’est à Boudin que je le dois."

Claude Monet

Bonjour,
Aujourd'hui : "Un métier passion ?"
Où l’on découvre qu’il ne faut pas contrarier la vocation de ses enfants.

 

Le Havre, milieu du 19e siècle. Monsieur Monet, commerçant, en est certain : son fils Claude va évidemment lui succéder un jour. Et si tout se passe comme prévu, il parviendra même à développer l’affaire familiale déjà prospère. Mais le fiston ne l’entend pas de cette oreille…

Car il révèle très tôt davantage d’aptitudes pour le dessin que pour les comptes, au risque de décevoir son père ! Pas de panique : Claude est encouragé par sa mère, et le père finit par entendre raison. Il se résigne à ce que son fils de 11 ans s’inscrive dans une école d’art.

Gilbert Alexandre de Séverac, Portrait de Claude Monet, 1865, huile sur toile, 40 x 32 cm, Musée Marmottan Monet, Paris, photo : © Bridgeman Images
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Sa mère s’attendait sans doute à ce que le petit Claude devienne un grand peintre d’histoire, capable de représenter des sujets mythologiques ou bibliques très respectables. Mais elle va vite déchanter, car ce qu’il aime, lui, c’est… la caricature.

À gauche : Claude Monet, Caricature de Léon Manchon, 1858, pastel sur papier, 61 x 45 cm, Art Institute of Chicago, Chicago
À droite : Claude Monet, Caricature de Jules Didier, 1858, pastel sur papier, 61 x 43 cm, Art Institute of Chicago, Chicago
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Ainsi dès ses quinze ans, Claude acquiert une petite notoriété grâce à cet art. Ses caricatures sont d’ailleurs exposées chez un papetier du Havre et se vendent bien.

À gauche : Claude Monet, Caricature d'Auguste Vacquerie, 1859, pastel sur papier, 28 x 17 cm, Art Institute of Chicago, Chicago
À droite : Claude Monet, Caricature d'un homme avec un large nez, vers 1855-1856, crayon sur papier, 24 x 15 cm, Art Institute of Chicago, Chicago
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C’est ainsi que le peintre Eugène Boudin, établi lui aussi dans la ville normande pour immortaliser les paysages du bord de mer, découvre les caricatures du jeune Claude. Frappé par son talent, il le prend sous son aile. C’est lui qui l’emmène à Honfleur, pour l’initier à la peinture en plein air.

Claude Monet, Rue de la Bavole, Honfleur, vers 1864, huile sur toile, 56 x 61 cm, Musée des Beaux-Arts, Boston
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Le Havre perd donc un caricaturiste, mais le monde y gagne un génie de la peinture de paysage ! En effet, de retour au Havre quelques années plus tard, Claude Monet se lance dans un tableau qui fera date. Il s’agit d’Impression, soleil levant, une toile mythique qui donnera son nom au mouvement impressionniste. Merci Boudin !

Claude Monet, Impression, soleil levant, 1873, huile sur toile, 48 × 63 cm, Musée Marmottan Monet, Paris
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Eugène Boudin, 1896, photographie, National Gallery of Art, Washington D.C.
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" Si je suis devenu peintre, c’est à Boudin que je le dois. "

- Claude Monet -

Racontée par James Meunier

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