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"La simplicité est l’habit de la perfection." Wladimir Wolf-Gozin Bonjour, 18e siècle. Le Japon a fermé ses portes aux étrangers : seuls les Néerlandais sont autorisés à commercer avec le pays. Or, plusieurs seigneurs locaux leur offrent de luxueux cadeaux... qui vont beaucoup intéresser les marchands. Abraham Storck, La flotte néerlandaise dans la rade d'Amsterdam, 17e siècle, huile sur toile, 65 x 120 cm, Musée des Beaux-Arts, Angers Les présents en question ? Ce sont des kimonos ! Ces vêtements en soie sont portés au Japon par tous, peu importe la classe sociale et le sexe. Femmes japonaises en kimono, 19 e siècle, estampes, photos : © Victoria and Albert Museum, Londres Le kimono pourrait donc faire fureur ! En effet, cet habit est une véritable œuvre d'art. Certes, sa forme est simple : il ne se compose que de huit bandes de tissus, cousues ensemble. Mais ses teintures et ses broderies sont particulièrement raffinées. À gauche : Kimono pour une jeune femme, Kyoto, vers 1800-1850 / À droite : Kimono exporté de Kyoto, vers 1905-1915, photos : © Victoria and Albert Museum, Londres Chaque bande de tissu est décorée séparément, grâce à des techniques complexes. Au 18e siècle, on met au point le yūzen : grâce à l’application d'une pâte de riz, à retirer ensuite, on garde des zones en réserve pour éviter que les couleurs des teintures ne se mélangent. Les artisans peuvent ainsi réaliser de minuscules détails comme dans de véritables tableaux. L'art du yūzen, détail d'un kimono teinté et brodé à la main, photo : Bruno Cordioli Les Néerlandais avaient vu juste : les intellectuels européens sont conquis. Les marchands vont jusqu'à commander des kimonos spécialement pour eux, avec rembourrage et manches moins longues. Kimono Japonse Rock, vers 1700-1720, taffetas, teinture par réserve, application de pâte de riz au pochoir (katazome), photo : © musée du quai Branly - Jacques Chirac. Exemple d'un kimono fabriqué pour l'Europe et acheté par les marchands néerlandais. Toutefois, il faudra attendre l'ouverture du Japon, au 19e siècle, pour voir arriver le kimono en masse en Occident... Même s'il faisait en réalité déjà partie du vestiaire européen ! George Hendrik Breitner, Le kimono rouge, 1896, huile sur toile, 50 x 76 cm, collection privée Pour en savoir plus : " La simplicité est l’habit de la perfection. " - Wladimir Wolf-Gozin - En un clic, dites-nous ce que vous en avez pensé Un avis ou une idée d’anecdote à nous partager ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés. |