"L’univers est petit ; considérez-le comme un vaste musée. Chaque salle correspond à un pays. […] Ne déménagez pas les belles œuvres qu’il contient."

Édouard Mortier, duc de Trévise

Bonjour,
Aujourd'hui : "Village à adopter !"
Où l’on rencontre des Américains qui n’ont pas un cœur de pierre.

 

Novembre 1925. Édouard Mortier, duc de Trévise, s’embarque sur un paquebot, direction les États-Unis. Il a beau traîner cinq lourdes malles, il est loin de partir en vacances. Le duc a une mission !

Édouard Mortier à la une d'un journal américain, 20 février 1926, photo : © Fonds d’archives de La Sauvegarde de l’Art Français / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine
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Édouard veut convaincre les Américains… d’arrêter d’acheter le patrimoine français. En effet, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la France est dépecée : des antiquaires peu scrupuleux vont jusqu’à vendre des bouts d’architecture. Ce sont même des cloîtres d’abbayes qui quittent le territoire pour enrichir les collections outre-Atlantique.

Le cloître de Cuxa (à l'origine en France, dans les Pyrénées-Orientales), vers 1130, musée des Cloisters, New York, photo : The Cloisters Collection
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C’est d’ailleurs pour cela qu’Édouard a fondé son association, La Sauvegarde de l’Art Français. Il lutte pour protéger et restaurer les œuvres dans leur contexte d’origine. Et il ne manque pas de travail : de nombreux monuments tombent en ruine, et l’appétit des collectionneurs n’arrange rien.

Édouard Mortier durant son voyage aux États-Unis, vers 1925, photo : © Fonds d’archives de La Sauvegarde de l’Art Français / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine
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Arrivé aux États-Unis, le duc ne prend donc pas le temps de souffler. Il se lance dans une série de conférences à New York, Chicago ou encore Los Angeles… Il les complète par une exposition itinérante comportant des aquarelles de sa main et des photos, transportées dans ses malles, et qui lui permettent de présenter les œuvres en danger.

Son but ? Faire prendre conscience aux Américains qu’il faut utiliser leur argent pour protéger les monuments sur place. Ainsi, ils pourront venir les admirer dans leur environnement !

La porte du Diable de Nevers, restaurée grâce aux comités américains de La Sauvegarde de l'Art Français, 15e siècle, photo : © La Sauvegarde de l’Art Français / Romain Bassenne
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Certes, Édouard ne parle pas très bien anglais, mais il compense par un enthousiasme débordant. Il récolte même un million de francs ! Mieux encore, des comités de protection se créent : de riches mécènes américains se mettent à adopter des monuments français. C’est le comité de Boston, par exemple, qui sauve le village médiéval de Larressingle en le faisant restaurer.

Après sept mois de pérégrinations, le duc peut rentrer l’esprit tranquille : son voyage a porté ses fruits.

Le village médiéval de Larressingle, photo : © La Sauvegarde de l’Art Français / Romain Bassenne
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Pour en savoir plus :

Un siècle après sa création en 1921, La Sauvegarde de l’Art Français n’a pas pris une ride ! Elle poursuit toujours avec autant d’énergie la mission d’Édouard Mortier : sauver les édifices et les œuvres d’art en péril, sur tout le territoire français.

Pour les curieux, La Sauvegarde publie bientôt son livre du centenaire. Racontée par l’historienne Chloé Demonet, sa riche histoire se dévoile à travers les combats qui animent la fondation, de l’invention du financement participatif à l’ambitieux projet du "plus grand musée de France"… Un voyage dans le temps, et sans traverser l’Atlantique, cette fois-ci !

Pour en savoir plus sur la Fondation pour La Sauvegarde de l'Art Français (vidéo)

" L’univers est petit ; considérez-le comme un vaste musée. Chaque salle correspond à un pays. […] Ne déménagez pas les belles œuvres qu’il contient. "

- Édouard Mortier, duc de Trévise -

Racontée en partenariat avec
La Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français

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Coline et Jean

 
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