"Je viens de perdre la tête, heureusement elle se trouvait sur mes épaules."

Gaëtan Faucer

Bonjour,
Aujourd'hui : "Mais où ai-je la tête ?"
Où l’on s’amuse avec Photoshop sans avoir le logiciel.

 

Quelle horreur, un monsieur décapité ! Mais la victime, bien élégante, ne semble pas du tout terrifiée... Serait-ce l’œuvre d’un plaisantin qui vient de découvrir Photoshop ? Ce serait très surprenant, vu la date du cliché.

Cette photographie a en effet été prise en Angleterre au 19e siècle. Pas d’inquiétude, il s’agit bien d’un photomontage. Simplement, point de logiciel utilisé ici, tout a entièrement été réalisé à la main.

Charles William Allen, Portrait victorien sans tête, 1880, photomontage
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Un artiste ingénieux a pris plusieurs clichés de son modèle, puis a découpé les négatifs photographiques pour séparer la tête du corps… et la disposer à un autre endroit, sur un plateau ou entre les mains de son modèle.

Puis le négatif retouché est développé, et hop ! Voilà un tirage photographique bien effrayant. Effrayant, vraiment ? Pour les modèles, ces portraits étaient au contraire très divertissants.

Illustration Artips
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On a sans doute tendance à imaginer les Anglais de l’époque victorienne comme des gens très sérieux. Mais, en cette deuxième moitié du 19e siècle, la haute société londonienne lit Alice au pays des merveilles, joue aux charades, se déguise… bref, elle adore s’amuser. Et c’est dans ce contexte que le photomontage devient un véritable phénomène de mode.

William Robert Bowles, Homme servant la tête sur un plateau, vers 1900, photomontage, The Metropolitan Museum of Art, New York
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Mise au point vers 1850 par des photographes comme Rejlander, la technique se démocratise et la demande pour les clichés truqués explose. On se fait représenter avec des objets volants, des esprits et, pour aller encore plus loin dans l’humour macabre, certains artistes ajoutent même de la peinture rouge aux têtes coupées… C’est curieux : s’amuser à se faire peur, ça rappelle une certaine période de l’année, non ?

À gauche : Auteur inconnu, Homme décapité avec un couteau ensanglanté tenant sa tête, 1875, photomontage, 9,4 x 5,7 cm, collection de la George Eastman House, Rochester
À droite : Auteur inconnu, Photographie sans tête de l'ère victorienne, vers 1837-1901, photomontage, collection de la maison George Eastman, Rochester
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" Je viens de perdre la tête, heureusement elle se trouvait sur mes épaules. "

- Gaëtan Faucer -

Racontée par Simon Andry

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À partir de demain, les compteurs sont remis à zéro et le concours reprend.

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