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"Ôte-toi de mon soleil." Diogène à Alexandre le Grand Bonjour, Rome, 17e siècle. La construction de l’église Saint-Ignace est sur le point de s’achever. Mais au moment de bâtir le dôme, les architectes sont confrontés à plusieurs problèmes. Orazio Grassi, L'église Saint-Ignace, 1624, Rome, photo : Tetraktys Que faire, si on ne peut pas bâtir la coupole ? Pour le père Andrea Pozzo, la réponse est toute trouvée : on va la peindre ! Andrea Pozzo, Autoportrait, vers 1686-1687, huile sur toile, 160 x 117 cm, Galerie des Offices, Florence C’est aussi lui qui s’est chargé de peindre la voûte de la nef de l’église. Il y a représenté saint Ignace montant aux cieux, entouré d’une multitude d’anges. Andrea Pozzo, L'apothéose de Saint-Ignace, 1685, fresque, église Saint-Ignace, Rome Pozzo reprend le même procédé pour la coupole. Sur une gigantesque toile, il crée une anamorphose : une image déformée qui ne se reforme que lorsqu’elle est observée depuis un point de vue précis. Et ce point de vue, le peintre le matérialise au sol par un disque blanc. Andrea Pozzo, La fausse coupole, 1685, fresque, église Saint-Ignace, Rome Le résultat est au rendez-vous : vue depuis ce disque blanc, la coupole paraît plus vraie que nature, et ce malgré le fait qu’elle est peinte sur un support totalement plat ! Mais dès que le visiteur se déplace, elle se déforme et semble même s’effondrer. Une illusion presque parfaite… Illustration Artips L'intérieur de l'église Saint-Ignace, 1624, Rome " Ôte-toi de mon soleil. " - Diogène à Alexandre le Grand - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés.
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