"Aujourd’hui rien d'extraordinaire, rien que le train-train du merveilleux…"

François Coupry

Bonjour,
Aujourd'hui : "Particule à grande vitesse"
Où l’on découvre que faire la grève peut aider la physique.

 

1995, Genève (Suisse). Les physiciens du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, se sont lancé un étrange pari : découvrir quel signal parasite perturbe l'une de leurs expériences... Une bouteille de champagne est promise à qui résoudra le mystère !

Les physiciens du CERN, vers 1990, capture vidéo, photo : CERN
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L’expérience en question se déroule au "grand collisionneur électron-positon" (en anglais Large Electron Positron collider, LEP pour les intimes), un tunnel de 27 km de circonférence creusé entre le lac Léman et les montagnes du Jura.

Circonférence du LEP, photo : sciencesprings
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Le LEP est un "accélérateur de particules élémentaires", un instrument qui comme son nom l'indique fait circuler des particules à très, très grande vitesse (proche de celle de la lumière, en fait).

L'objectif ? Permettre aux scientifiques d’étudier les propriétés physiques des particules qui composent la matière comme les électrons, les positons…

LEP, Large Electron Positron collider, Anneau de collisions électrons-positons du CERN, mis en service de 1989 à 2000, CERN, Genève, photo : Laurent Guiraud/CERN
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Pour ce faire, les scientifiques provoquent des collisions entre différentes particules. Eh oui, en se percutant à très haute vitesse, les particules vont créer de nouvelles particules impossibles à détecter à l’état naturel sur Terre. Il ne reste alors plus qu’à les étudier.

Voir les collisions de particules (vidéo)
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Le problème, c’est que quelque chose modifie la trajectoire des particules... Un signal régulier, qui semble disparaître la nuit entre minuit et 4h30 du matin ! Pourtant, impossible d’en trouver la source.

L'ancien tunnel du LEP du CERN à Genève, photo : Juhanson
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Mais voilà qu’en novembre 1995 les perturbations disparaissent du jour au lendemain. Étrangement, cela coïncide avec… une grève des cheminots ! Et si le coupable était tout bêtement le TGV reliant Paris à Genève ?

Eh bien oui ! En circulant, les trains génèrent un courant électrique parasite, qui descend sous terre jusqu'à atteindre le LEP et modifier ses propriétés magnétiques.

TGV, 1995, photo : aromia
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L'enquête résolue, les physiciens ont pu sabrer le champagne ! Quant aux TGV, ils continuent de circuler au-dessus du grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider ou LHC, qui a depuis remplacé le LEP), mais sont pris en compte dans les calculs des physiciens.

Tunnel du LHC (Large Hadron Collider) avec le tube contenant les électroaimants supraconducteurs, photo : CERN
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Vite vite !
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" Aujourd’hui rien d'extraordinaire, rien que le train-train du merveilleux… "

- François Coupry -

Racontée par Pierre-Louis Pernet

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