"En cueillant ses pétales, vous ne saisissez pas la beauté de la fleur."

Rabindranàth Tagore

Bonjour,
Aujourd'hui : "Un teint de rose"
Où l’on découvre comment les fleurs se protègent du Soleil.

 

2020, France. Après avoir visité New York, Melbourne et Munich, voilà que l’écologiste Matthew Koski arrive à Paris. Non, il n'est pas en vacances ! Il est venu récupérer des fleurs au Muséum national d'Histoire naturelle.

Ce sont maintenant 1 238 fleurs de 42 espèces différentes, prélevées entre 1941 et 2001, qui garnissent sa valise. Mais pour quoi faire ?

Le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, 2007, photographie, photo : Benh LIEU SONG
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Eh bien, Matthew s'intéresse à la couleur des pétales de fleurs. Si les magnifiques teintes servent à attirer les pollinisateurs, elles permettent également de protéger les plantes des rayons ultra-violets (UV). Comment ?

Grâce à leur pigmentation : les pigments qui composent leurs pétales (chlorophylle, flavonoïdes…) permettent d'absorber, ou au contraire de réfléchir, les UV. Une sorte de crème solaire, en somme !

Tulipes, 2012, photographie, photo : hans
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Ce qui intéresse Matthew, c'est de savoir comment les plantes réagissent à l'affinement de la couche d'ozone, et donc à l'augmentation des UV. Leur pigmentation se modifierait-elle ?

Pour le savoir, une seule solution : comparer les pétales d'une même espèce à plusieurs décennies d'intervalle.

Image du trou dans la couche d'ozone (couleur bleu et violet) au-dessus du Pôle Sud prise le 24 septembre 2006. Il s'étendait sur près de 29,5 millions de kilomètres carrés, image © Nasa
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Voilà pourquoi Matthew a fait le tour des différents herbiers du monde. Et le résultat est étonnant : oui, les plantes s'adaptent. Leur teneur en pigments a augmenté de 2% par an, en moyenne, ces 75 dernières années !

Évolution du motif de pigmentation de potentille de Crantz (Potentilla crantzii), l'une cueillie en 1977 (à gauche), l'autre en 1999 (à droite), photo : Matthew Koski
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Mais ce n'est pas tout. L'évolution de la pigmentation dépend de la structure de la fleur, et notamment de l'emplacement des anthères, ces bourses situées au bout de l'étamine qui protègent le pollen.

Lorsqu'elles sont exposées (chez le lys par exemple), le nombre de pigments absorbants augmente pour éviter que les UV soient renvoyés sur les anthères, et que le pollen soit endommagé.

Illustration Sciencetips
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En revanche, lorsque les anthères sont cachées (comme les jonquilles par exemple), la plante va plutôt diminuer la quantité de pigments, pour mieux réfléchir les rayonnements, et ainsi éviter de réchauffer et d'abîmer le pollen. Bref, on peut dire que les plantes en ont sous le pétale !

Illustration Sciencetips
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" En cueillant ses pétales, vous ne saisissez pas la beauté de la fleur. "

- Rabindranàth Tagore -

Racontée par Charlotte Pallud

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