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"Elle est le prodige de l’art [...], le joyau de l'Italie, le soleil de l'Europe." Carlo Malvasia à propos d'Elisabetta Sirani Bonjour, Milieu du 17e siècle, Italie. C’est fini, le peintre Giovanni Sirani ne peut plus continuer à travailler. L’arthrose le paralyse, il est contraint d’abandonner ses pinceaux. Désormais, qui va bien pouvoir faire vivre la famille ? Heureusement, Giovanni a un atout : sa fille Elisabetta. Elisabetta Sirani, Allégorie de la peinture (Autoportrait supposé), 1658, huile sur toile, 114 x 85 cm, Musée des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou C’est Giovanni en personne qui l’a formée. La jeune fille a reçu la meilleure éducation possible : elle a appris le dessin, la peinture, et même la gravure. En plus, l’artiste en herbe a pu dévorer tous les livres de la bibliothèque familiale. Elisabetta Sirani, Timoclée jetant le capitaine thrace dans le puits, 1659, huile sur toile, 227 x 177 cm, Museo Capodimonte, Naples Autant dire qu’elle est tout à fait apte à reprendre l’atelier paternel… Et le succès est au rendez-vous. Portraits, tableaux religieux ou historiques, rien n’effraie Elisabetta Sirani. Surtout, elle peint très vite : certains racontent qu’elle achève des toiles en seulement une heure ! Elisabetta Sirani, Portia se blesse la cuisse, 1664, huile sur toile, 101 x 138 cm, collection privée Rapidement, on vient de toute l’Europe pour admirer ce phénomène. Parmi ceux qui se bousculent dans son atelier, on compte de prestigieux visiteurs qui lui offrent des bijoux et des objets incrustés de diamants. Pratique pour faire sa promotion ! Elisabetta Sirani, Allégorie de la Charité, de la Justice et de la Prudence (commande du Grand-Duc de Toscane), 1664, huile sur toile, Municipalité de Vignola, Italie, photo : Warburg Hélas, Elisabetta Sirani meurt au sommet de sa célébrité, à 27 ans. Certains pensent à un empoisonnement lié à l'arsenic contenu dans les peintures de l'époque. Pour d'autres, sa maladie serait en réalité due… au stress et au surmenage. L’artiste ne s’est en effet pas ménagée pour faire vivre toute sa famille : elle nous a laissé près de 200 tableaux. Un nombre énorme pour seulement dix ans de carrière ! Elisabetta Sirani, La découverte de Moïse, 1665, huile sur toile, 112 x 130 cm, collection privée Elisabetta Sirani, Judith avec la tête d'Holopherne, entre 1638 et 1665, huile sur toile, 129 x 91 cm, Walters Art Museum, Baltimore Berthe Morisot, Jane Poupelet, Camille Claudel ou encore Judith Leyster : d’autres créatrices incroyables vous attendent en version audio ! " Elle est le prodige de l’art [...], le joyau de l'Italie, le soleil de l'Europe. " - Carlo Malvasia à propos d'Elisabetta Sirani - En un clic, dites-nous si par rapport à d'habitude : Des conseils, des idées, des critiques ? Copyright © Artly Production SAS, Tous droits réservés.
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