Où l’on découvre une entreprise pour qui s’adapter, ça paye.
Vue depuis Gordes, dans le Vaucluse. Photo : Bingqian Li
Une journée d’été, dans le Vaucluse. Les cigales chantent et l’air est lourd. Les ouvriers de l’entreprise Everest Isolation s’affairent sur un chantier. Aujourd’hui, ils doivent isoler les combles d’une maison. Travailler sous un toit, dans un petit espace fermé, alors que la température extérieure va avoisiner 40 degrés, vraiment ?
Cette petite entreprise est bien consciente de la difficulté de ces conditions de travail. Et les canicules vont devenir de plus en plus fréquentes et sévères… En plus des dangers pour la santé humaine, préoccupation qui doit rester prioritaire, les conséquences économiques et sociales sont bien réelles.
Écart de température entre l'ère préindustrielle et l'époque actuelle. Crédit : Météo France
Pour donner une idée, l’Agence européenne de l’environnement estime que les pertes économiques dues aux événements climatiques extrêmes s’élèvent déjà à 44,5 milliards d’euros par an sur la période 2020-2023. Avec une augmentation de +2°C dès 2030 en France, telle que considérée par le ministère de la Transition écologique, ce chiffre risque fort d'augmenter.
C’est établi, les entreprises seront impactées, qu’il s’agisse de la chaleur, des précipitations, des incendies… Ces phénomènes peuvent concerner les infrastructures, mais aussi les chaînes de production ou d’approvisionnement, et finalement avoir un impact indirect sur une grande partie de la population.
Alors que faire ? Certaines structures ont déjà pris des mesures d'adaptation, ce qui consiste à agir sur les conséquences du changement climatique.
Affiche encourageant les ouvriers et les travailleurs à boire de l'eau en période de forte chaleurs. Photo : INRS
Dans notre entreprise d’isolation, les horaires de chantier sont aménagés plus tôt pour éviter le pic de chaleur, avec une prime de compensation. Les employés sont équipés spécifiquement, avec un bracelet de suivi de leur température corporelle, des gilets rafraîchissants ou encore d'un camelback (sac à eau) pour s’hydrater en intervention.
Et les résultats sont au rendez-vous ! De telles mesures réduisent les arrêts de travail et le renouvellement des effectifs diminue, puisque les employés se sentent mieux et sont plus enclins à rester.
Certaines adaptations sont plus conséquentes, comme protéger son réseau électrique des inondations, ou encore réduire sa consommation en eau et en énergie pour être plus résilient. Toutes ces transformations bénéficient certes à l’entreprise, mais aussi au confort et à la sécurité des employés, et au final à tous les citoyens.
"L'homme raisonnable s'adapte au monde ; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même." George Bernard Shaw
En savoir plus ☀️
S’adapter en changeant ses pratiques est non seulement une garantie mais aussi une nécessité pour la longévité d’une entreprise. Et cela, quel que soit le domaine d’activité !
Alors, pour accompagner les dirigeants, la Banque de France lance l’ODACC, l’Outil de Diagnostic pour l’Adaptation au Changement Climatique. Accessible gratuitement via l'Espace dirigeant, cette plateforme permet à une entreprise d’évaluer sa vulnérabilité à différents aléas pour mieux planifier ses choix stratégiques et préparer son parcours d’adaptation.
Un bon moyen de savoir si votre entreprise est prête à affronter le climat de demain...
Bravo aux gagnantes du tirage au sort, Sonia T. et Caroline R. ! Chacune gagne un livre, des livrets Artips ou un accès illimité à nos parcours culturels en ligne.
À partir de demain, les compteurs sont remis à zéro, et le concours reprend. Bonne chance à vous !
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