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Le futur est à creuser

Où l’on ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Barrage de Turkwel, construit en 1993, Kenya. Photo : Amicale des Retraités Sogreah Artelia, DR

Kenya, 2014. Le manque d’eau inquiète : si cette situation continue d’empirer au fil des années, il n’y aura bientôt plus assez d’électricité pour alimenter tout le réseau.

Dans cet État d’Afrique, les barrages hydrauliques sont en effet des sources majeures d’énergie. Mais depuis le début du 21e siècle, les sécheresses sont devenues courantes, ce qui réduit la capacité de production hydroélectrique.
En 2000, une grosse alerte avait incité le pays à se lancer à grande échelle dans l'exploitation de l’énergie du vent. En une quinzaine d'années, des centaines d’éoliennes ont été installées dans le désert, près du lac de Turkana. Mais alors que ce chantier s’achève, tout le monde sait déjà que cela ne suffira pas : il faut démarrer d’autres projets. 

D’abord, parce que le Kenya a appris de ses erreurs : en montrant les fragilités de la production hydraulique, les sécheresses ont souligné l’importance de multiplier les sources d’électricité. 

Parc éolien du lac de Turkana, 2016. Photo : Andrew Owuor, CC BY 4.0

Alors, quelle énergie renouvelable pourrait renforcer et sécuriser les capacités de production du Kenya ?

Pour un pays bénéficiant d’un bon ensoleillement, l’énergie photovoltaïque vient tout de suite à l’esprit. Pourtant, ce n’est pas la solution choisie. Car, le Kenya possède un formidable trésor, accessible sans trop creuser : il est traversé par le rift africain.

Vallée du Grand rift, Kenya. Photo : Hors Piste Kenya, DR

Le rift est une fracture géologique située au point de jonction de deux plaques tectoniques qui s’éloignent. La croûte terrestre y est donc plus mince qu’ailleurs, ce qui permet d’accéder à la chaleur du manteau, si bien que le potentiel géothermique kényan est gigantesque.

D’ailleurs, le mix électrique du pays est aujourd'hui renouvelable à près de 90 % !

Un chiffre impressionnant, mais attention à bien lire : il s’agit du mix électrique, pas du mix énergétique. Car les habitants du Kenya cuisinent et se chauffent toujours majoritairement au bois. D’autant que toute la population n’est pas connectée au réseau électrique. Alors, pour atteindre 90 % de renouvelable dans le mix énergétique, il va encore falloir creuser ! 

En savoir plus

Comme le Kenya, chaque pays, chaque région ou ville présente une configuration unique dont il faut tenir compte pour construire un réseau énergétique efficace. Tirer parti de ses forces, compenser ses faiblesses, respecter la faune, la flore et l’environnement dans sa globalité… Le travail d’analyse est énorme !

Alors, pour aider les lycéens, les étudiants, et tous ceux qui s’y intéressent à expérimenter la complexité de l’alimentation en énergie d’un territoire, J’apprends l’Énergie a créé un jeu gratuit sur son site. Budget, pollution, volume de production… À vous de tout contrôler pour relever le défi !

Cliquez pour jouer au serious game "Les enjeux de l'énergie"

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